Le temps passe trop vite. En 5 minutes, ma cigarette s'est consummée et je peux en rallumer une autre. Alors que mes états d'âmes stagnent dans ma potrine. Je ne veux pas dire ça, mais j'ai mal. Mes larmes ni même mon sange ne coule, je ne vis plus. Je ne sais plus qui je suis. je suis perdue. Sortir pour finalement se retrouver dans le même état le lendemain, des poches sous les yeux, les cheveux ébouriffés et en regardant au loin le coeur qui bat la chamade. J'ai besoin d'aide mais je n'en accepte aucune. Je ne devrais pas avoir le droit de laisser mon coeur s'alourdir, d'avoir les idées lointaines. Car ils sont là. Mais même la mieu accompagnée du monde, je me laisse prendre par la solitude. A croire qu'elle me court après, et, quand vient un point de coté, elle me ratrappe.
"Putain, j'vois ici les hommes les plus forts et les plus intelligents que j'aie jamais vu. J'vois tout ce potentiel, et j'le vois gâché. J'vois une génération entière qui travaille à des pompes à essences, qui fait le service dans des restos, qui est esclave d'un petit chef dans un bureau. La publicité nous fait courir après des voitures et des fringues, on fait des boulots qu'on déteste pour se payer des merdes qui nous servent à rien. On est les enfants oubliés de l'histoire mes amis, on n'a pas de but ni de vraie place ; on a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression, c'est nos vies. La télévision nous a appris à croire qu'un jour on serait tous des millionnaires, des dieux du cinéma ou des rock stars, mais c'est FAUX. Et nous apprenons lentement cette vérité. On en a vraiment, vraiment plein le cul. "
you don't have to sleep to see nightmares
just hold me close
then closer still
and you'll feel the probabilities pulling us apart